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Solgelway

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24 février 2017

Par : admin

En 2013, David Grosso, alors Professeur des universités à l’UPMC au LCMCP, et Benjamin Louis, post-doctorant (UPMC), ont mis au point un nouveau dispositif d’enduction par voie sol-gel (*) des surfaces. Cette innovation technologique a rapidement été saisie par Lutech qui s’est rapprochée de l’équipe pour protéger la technologie et  mettre en place avec elle un programme de développement visant notamment à concevoir un prototype fonctionnel à même de démontrer les performances de la solution dans un environnement réel et à s’assurer de l’intérêt du monde industriel pour le dispositif. C’est à l’issue favorable de ce programme, qui a duré un peu moins d’un an, que la start-up SOLGELWAY a été créée avec le soutien de Lutech par Emmanuel Daugeras, David Grosso et Benjamin Louis.

Début février, les SATT, au travers le Réseau SATT, en partenariat avec BPI, Euroquity et TechTour, ont organisé le forum « France Tech Transfert Invest« , honoré de la présence du Commissaire Général à l’Investissement Louis Schweitzer, afin de faciliter la mise en relation d’investisseurs avec des start-up créées avec le soutien des SATT (les start-ups soutenues par Lutech sont notamment ici). Plus de 30 fonds d’origines diverses (ex. biotechnologies, numérique, santé et énergie) étaient présents, à cette occasion SOLGELWAY s’est particulièrement démarquée et elle a été désignée par le jury constitué comme l’une des trois start-up lauréates dans la catégorie cleantech.

Au-delà du constat positif fait à l’occasion du forum par le Commissaire général à l’investissement sur la présence d’investisseurs de forte notoriété qui « témoigne de l’intérêt qu’ils portent au soutien de l’innovation en France et de la qualité des start-up mobilisées » et dont chacun peut se réjouir, notons que la distinction obtenue par SOLGELWAY lui permettra d’être présente lors de la 11e édition de l’European Venture Summit 2017. Cet événement, qui avait déjà réuni plus de 100 investisseurs internationaux en 2016 (http://www.e-unlimited.com/events/view.aspx?events_pages_id=7571 ), sera une nouvelle occasion pour l’équipe de SOLGELWAY de démontrer la pertinence de son projet et d’en promouvoir l’intérêt auprès des investisseurs.

(*) Le procédé sol-gel est expliqué ici et par Clément Sanchez, Professeur au Collège de France.

Nous avons interrogé Emmanuel Daugeras, président de la société SOLGELWAY, pour en savoir plus sur l’attrait qu’il a eu pour ce projet, et Marie-Odile Lafon, chef de projet qui a suivi le programme.

[Emmanuel Daugeras] Vous avez rejoint l’équipe SOLGELWAY durant le programme de développement, qu’est-ce qui a motivé votre démarche ?

A l’époque, je cherchais une opportunité entrepreneuriale et j’ai croisé la SATT LUTECH par hasard. Elle m’a présenté plusieurs projets, dont celui de David et Benjamin. J’ai tout de suite trouvé le projet intéressant pour plusieurs raisons :

  • D’abord, les couches minces ont des applications dans toute l’industrie, et la capacité de fonctionnaliser des surfaces est un élément central pour de nombreux marchés. Il m’a donc semblé rapidement que le potentiel du projet était conséquent. Le business model de revenus récurrents, liés à la propriété intellectuelle de formulations et de solutions est aussi potentiellement très vertueux.
  • De plus, l’équipe scientifique de SOLGELWAY est d’un niveau international (le LCMCP est très réputé mondialement). David et Benjamin sont d’excellents scientifiques, mais ils ont aussi la volonté et la capacité à adopter une vision d’entrepreneurs, c’est à dire de comprendre qu’il faut satisfaire les besoins des clients pour créer de la valeur. Cela exige de la flexibilité et du pragmatisme, en plus de capacités techniques et scientifiques fortes. Comme nos compétences sont très complémentaires, nous avons aussi très rapidement très bien travaillé ensemble, chacun ayant son domaine de compétence. Nous avons jusqu’à présent réussi à travailler très bien collectivement et de manière interactive, ce qui nous permet d’être innovants et pertinents pour nos clients, je l’espère.
  • Au-delà de cette expérience, toute la démarche de SOLGELWAY consiste à collaborer le plus possibles avec des institutions scientifiques qui pourront nous amener des technologies complémentaires aux nôtres. En retour, nous pourrons contribuer à la promotion des innovations de ces institutions, par notre visibilité sur le marché et notre capacité à mettre en œuvre et déployer les solutions. Notre approche est de construire un écosystème « gagnant-gagnant » avec les acteurs scientifiques et technologique du secteur.

[Emmanuel Daugeras] Quel est votre point de vue sur l’accompagnement qui a été apporté par Lutech sur le développement de ce projet ?

Lutech a joué un rôle essentiel depuis le début du projet. D’abord en nous mettant en relation, David, Benjamin et moi-même. Puis, Lutech a maturé notre technologie alors que nous n’avions pas plus que quelques slides avec un concept sans aucun client. L’UPMC avec la SATT nous ont aussi fourni, entre autre, des locaux adaptés à notre activité.

Aujourd’hui Lutech nous aide encore en nous permettant de rencontrer des investisseurs (par exemple lors des journées BPI/Tech Tour), et nous donne des conseils de tous ordres (juridiques par exemple).

Notre activité est encore très modeste, même si nous avons plusieurs projets avec de très gros potentiels en perspective.

Pour continuer dans la démarche «  écosystème », nous souhaitons garder une véritable proximité avec la SATT Lutech, le LCMCP et d’autres laboratoires, pour continuer à enrichir notre offre de produits, et faire bénéficier les innovateurs scientifiques de nos relations industrielles.

Si le destin nous l’accorde, nous n’en sommes qu’au début d’une belle aventure !


[Marie-Odile] Quels sont les principaux obstacles à surmonter dans le type de programme qui a été mis en place avec les porteurs ?

Lors du montage d’un programme de maturation, tous les aspects sont envisagés et étudiés de façon à planifier au mieux son  déroulement. Certains obstacles peuvent néanmoins apparaitre au cours du programme ou comme dans ce cas précis se révéler plus compliqués à gérer que prévu. Nous avions en particulier sous-estimé l’effort impliqué par les contraintes règlementaires pour faire évoluer le dispositif innovant de laboratoire vers un prototype bénéficiant d’un marquage « CE ». Ces contraintes ont également rendu compliqué le choix d’un sous-traitant capable de construire le prototype. Il fallait en effet qu’en plus de compétences en mécanique et en électronique, ce prestataire soit en mesure de maitriser l’ensemble des problématiques de sécurité.

Heureusement, sur le plan humain, le projet à l’origine de SOLGELWAY s’est déroulé dans un esprit très positif, avec une équipe très engagée et disponible , ce qui a permis de surmonter les obstacles. Nous avons également eu la chance de trouver un partenaire pour la construction du prototype (la société AEXOR) qui a fait preuve d’un très grand professionnalisme et de beaucoup de disponibilité.


[Marie-Odile] Quels conseils pouvez-vous donner aux chercheurs qui s’interrogent sur les opportunités de transfert de technologie ?

La solution la plus simple c’est de contacter Lutech ! Nous prendrons toujours le temps de discuter avec les chercheurs afin d’examiner leurs projets et d’identifier avec eux les meilleures pistes de transfert !

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