Le 22 janvier dernier, la SATT Lutech a récompensé l’implication de 12 équipes de recherche dans le transfert de technologies. La remise des Trophées Lutech, pour la 3ème année consécutive, fut ainsi l’occasion de mettre en valeur la force du partenariat qui lie Lutech, ses établissements actionnaires et ses chercheurs et chercheuses.

A cette occasion, les collaborateurs Lutech sélectionnent dans leur écosystème de recherche les équipes (chercheurs, ingénieurs, professeurs, doctorants) qui se sont particulièrement investies dans la conduite de projets de transfert de technologies aux côtés de Lutech, et ce quelles que soient leur expérience et l’orientation de leurs projets (création de start-up ou licence vers une entreprise existante). La centaine d’invités présents ont vu se succéder pendant la soirée le Président de la SATT Lutech, M. Jacques Pinget, et les 12 équipes de recherche qui ont chacune à leur tour présenté leurs activités sous la forme d’un court « pitch ». A l’issue d’un vote conjoint du conseil d’administration, du comité d’investissement et de l’ensemble des collaborateurs Lutech, trois équipes de recherche se sont vues décerner le premier prix : un trophée Lutech et une enveloppe de 7 500 euros pour leur laboratoire de recherche. Ces prix ont été remis par des duos constitués d’un membre du conseil d’administration et d’un membre du comité d’investissement de Lutech. Les neuf autres équipes nommées ont reçu le second prix constitué d’une participation à un congrès de leur choix à hauteur de 1 000 euros.

Les lauréats pour le premier prix sont :

Laure Rondi-Reig et Anne-Lise Paradis

Laboratoire Neuroscience, Institut de Biologie Paris-Seine (Sorbonne Université/CNRS/INSERM)
Equipe « Cervelet, Navigation et Mémoire »

Pr. Laure Rondi-Reig et Dr. Anne-Lise Paradis sont respectivement directrice de recherche et chercheuse CNRS. Elles portent le programme « Starmaze », lancé en 2018, qui vise à mettre sur le marché une solution de diagnostic des troubles de la mémoire et des fonctions exécutives impliquées dans la navigation spatiale chez l’homme. Basé sur un labyrinthe virtuel, cet outil de diagnostic constitue un premier pas vers un « carnet de santé de la mémoire ». Ces preuves dans le domaine de la maladie d’Alzheimer ont attiré plusieurs entreprises en vue d’une licence d’exploitation de la technologie.

 

 

David Darson

Laboratoire de Physique de l’ENS, ex-LPA (LPENS : ENS-PSL/Sorbonne Université/CNRS/Université Paris Diderot)

David Darson est ingénieur de recherche au sein d’un laboratoire de physique quantique, ce qui ne l’a pas empêché de lancer avec Lutech en 2018 un programme de valorisation de ses avancées en instrumentation. Il s’agit d’optique adaptative, technique utilisée notamment dans les télescopes pour corriger sur les images les défauts induits par les turbulences de l’atmosphère. L’invention de M. Darson consiste en un système d’optique adaptative à un seul détecteur (contre deux pour les systèmes actuels) tirant parti d’une double lecture du détecteur pour à la fois capter le maximum de lumière, observer des objets plus divers, rendre le système plus robuste aux vibrations et plus économique. La technologie offre de nombreuses applications dans les domaines de l’astronomie, de la défense et de l’ophtalmologie.

 

 

Antonin Eddi, Marc Fermigier et Lucie Domino 

Laboratoire de Physique et Mécanique des Milieux Hétérogènes (ESPCI Paris-PSL/CNRS/Sorbonne Université/Université Paris Diderot), équipe « Mécanique des fluides, propagation des ondes et physique non-linéaire »

Pr. Marc Fermigier, professeur à l’ESPCI et le Dr. Antonin Eddi, chercheur CNRS, sont physiciens spécialistes de la propagation des ondes et de la mécanique des fluides. C’est en 2016 qu’avec Dr. Lucie Domino (alors doctorante) et Lutech ils donnent corps à un projet d’application dont l’origine est pourtant fondamentale. L’équipe a en effet identifié un terme de la relation de dispersion des ondes permettant de contrôler artificiellement leur propagation. A l’image d’une lentille lumineuse, les chercheurs ont alors conçu une membrane qui, placée à la surface de l’eau, permet de concentrer l’énergie des vagues en guidant leur propagation. Les tests prévus à grande échelle avec le support d’IFREMER devraient confirmer le potentiel de l’invention dans les deux principaux domaines d’utilisation industrielle : la protection des structures maritimes et la concentration d’énergie houlomotrice.

 

Les seconds prix ont été attribués à :

Xavier Guillonneau, Institut de la Vision (Sorbonne Université/CNRS/INSERM)

Laure Strochlic et Julien Messéant, Institut du Cerveau et de la Moelle Epinière (Sorbonne Université/CNRS/INSERM/APHP)

Jean Lorenceau, Institut de la Vision (Sorbonne Université/CNRS/INSERM)

Ahmed Lounis et Abdelmadjid Bouabdallah, Laboratoire Heudiasyc (Université de Technologie de Compiègne/CNRS)

Laurent Bouteiller, Institut Parisien de Chimie Moléculaire (Sorbonne Université/CNRS)

Ludovic Jullien et Thomas Le Saux, P.A.S.T.E.U.R (ENS-PSL/CNRS/Sorbonne Université)

Alexandre Carpentier, Sorbonne Université

Pierre Cervenka, Institut Jean le Rond d’Alembert (Sorbonne Université/CNRS)

Augustin Lerebours, Christophe Egles, Salima Bouvier et Alain Rassineux, Laboratoire de Biomécanique et Bioingénierie, Laboratoire Roberval (Université de Technologie de Compiègne/CNRS)

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