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Lutech aux TEDxParis

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Lutech aux TEDxParis

22 September 2016

Par : admin

Le 13 septembre 2016 Lutech était présente à TEDxParis  en compagnie de Marius Moselle, étudiant ingénieur à l’UTC et porteur du projet BioPrint (un projet prometteur présent à Be The Future of Sport !), qu’elle avait invité pour cette occasion.

L’équipe TEDxPAris a mobilisé 10 personnalités d’exception qui ont su montrer le dynamisme de la jeunesse et l’importance du lien entre les générations pour explorer le futur et construire l’avenir :

• Léa Frédeval  a ouvert les interventions et dressé un manifeste de la jeunesse,

• Guillaume Benech, chef d’entreprise de 16 ans, a raconté l’histoire de sa maison d’édition,

• Marjolaine Grondin a présenté sa vision de l’intelligence artificielle au travers la start-up Jam,

• Julia Sedefdjian, la plus jeune chef étoilée de France, a emporté le public par sa passion et son attachement à la cuisine gastronomique,

• Rebecca Abergel a partagé sa vision d’une recherche optimiste et ouverte aux discussion entre générations,

• Thibault Bastin & Barthélémy Gas ont montré la valeur des échanges intergénérationnels et l’impact positif qu’ils génèrent,

• Paul Poupet a ouvert les portes de sa Hacker House et montré comme celle-ci révolutionnait les pratiques des entreprises,

• Olivier Peyre a fait voyagé le public autour du monde et a partagé son regard sur celui-ci,

• Gaspard Koenig a clos les interventions en confrontant les idées et valeurs autour du corps et de sa frontière.


Nous avons sollicité Marius par écrit afin qu’il nous fasse partager sa vision du nouvel âge ainsi que Bruno Bachimont, Directeur de la recherche à l’UTC…

Marius Moselle, en quelques mots qui êtes-vous ?

« Je suis étudiant-ingénieur à l’UTC en Génie des Systèmes Mécaniques. J’ai des compétences plutôt orientées conception mécanique (rédaction de cahier des charges, dessin industriel, choix de solutions techniques).

En parallèle de mes études, je pratique la musculation le plus régulièrement possible. »


Quelle place tient l’entrepreneuriat dans votre cursus ?

« Depuis mon arrivé à l’UTC, je sais qu’il y a un Centre d’Innovation et c’est une structure qui attire beaucoup, rien que pour “bricoler” au Fablab. Et puis il y a de nombreuses activités proposées aux étudiants et qui touchent justement au monde de l’entrepreneuriat. A cela s’ajoutent les enseignements qui touchent à la création d’entreprise plus ou moins directement et qui nous mettent au contact de banquiers, d’incubateurs et d’autres personnalités que nous serions susceptibles de rencontrer lors de notre parcours.

Je dirais donc que l’entrepreneuriat est vite devenu une bonne partie, pour ne pas dire moitié, de mon cursus à l’UTC. C’est en effet une activité qui se transmet aux étudiants de manière extra-scolaire et scolaire ! »


Quels échos les interventions TEDxParis auront-elles sur le projet Bioprint que vous portez avec votre équipe ?

« Un des premiers aspects que j’ai pu ressentir grâce à ces interventions c’est qu’il n’y a ni d’idées bêtes, ni d’idées faciles à mettre en oeuvre.

Bioprint est un concept qui me trottait dans la tête depuis longtemps en pratiquant la musculation. En salle, je m’entraîne avec des jeunes et des moins jeunes, en partageant différents savoirs avec ces camarades mais aussi à partir de conseils, d’exercices et d’astuces trouvés sur les réseaux sociaux !

Et c’est là tout le problème : il existe certaines études scientifiques sur la nutrition et quelques autres domaines touchant à cette activité. Mais le reste des informations disponibles, qui sont le plus souvent empiriques, proposées par ceux et celles qui les diffusent, se contredisent très souvent. Ce n’est pas très étonnant au final car chaque individu est unique.

L’objectif de Bioprint est de permettre à chacun de connaître l’impact d’un programme d’entraînement, d’un programme de nutrition ou de tout autre élément sur ses progrès en musculation. Pour cela notre équipe s’est tournée vers la bioimpédancemétrie. En complément, Bioprint disposera d’un réseau contenant les profils de ses utilisateurs. Ces profils seront notamment révélateurs du programme d’entraînement, de la nutrition et surtout des progrès. Nous pouvons alors réaliser du clustering des profils athlétiques (en fonction de la morphologie, des performances et des objectifs) et tout nouvel athlète-utilisateur pourra se voir proposer des programmes d’entraînements et d’autres conseils grâce aux autres utilisateurs du réseau ayant un profil similaire.

Lors du hackathon Be The Future of Sport de la Satt Lutech (http://www.sattlutech.com/evenements/be-the-future-of-sport/ ), où le concept de Bioprint a été approfondi, la création d’un tel réseau nous a été soulignée comme un réel défi par exemple. Et c’est dans cette mesure que certains intervenants ont pu témoigner de leur ténacité et capacité à solutionner un échec/un obstacle dans leur parcours.

Certains sujets avaient de quoi interpeller aussi : l’intelligence artificielle et l’éthique du corps humain sont deux composantes que notre équipe devra travailler.

Enfin, la nécessité de coopération entre les générations a été promue avec élégance : c’est non seulement un aspect connu des sportifs (“Age is just a number” comme on dit dans le milieu du Street Workout et de ses semblables ; le travail de Zidane au Real Madrid et celui de Yannick Noah au tennis français sont des exemples du monde professionnel), mais c’est sans doute aussi une recommandation à notre équipe d’être attentif aux projets de ce genre qui existent déjà (montres et balances connectées, cardiofréquencemètre) et qui ont été investis jusqu’à obtenir des millions d’utilisateurs. »


A l’aube de cette soirée quelle(s) réponse(s) apporteriez-vous à « Le nouvel âge dort ? » ?

Les intervenants de cette soirée ont comme lancé un appel au “nouvel âge” pour qu’il prenne plus de risques, pour qu’il se jette plus à l’eau avec la conscience que l’échec existe, mais que rien n’est définitif.

Notre génération dispose de plus en plus d’opportunités qu’il faudrait saisir, sans avoir peur de la connivence possible avec ceux qui sont déjà sur le terrain et de voir cela comme un atout plutôt que de s’en méfier.


Bruno Bachimont, les interventions qui se sont succédées à TEDxParis ont été l’occasion de rappeler l’importance de la jeunesse pour construire l’avenir de la société, aujourd’hui comment l’UTC accompagne-t-elle la volonté des étudiants d’explorer de nouveaux champs et de porter des projets entrepreneuriaux ?

« L’UTC est une école d’ingénieur qui a la chance de posséder son propre campus de recherche, ce qui lui permet d’aborder la recherche, la formation et l’innovation de manière intégrée. Cela se décline sur plusieurs volets. 

D’une part, les étudiants reçoivent une formation spécifique sur l’entrepreneuriat et l’innovation à travers des cours consacrés à ces sujets, mais aussi à travers des dispositifs conçus pour accompagner tant les idées qu’ils développent que les projets qu’ils portent. L’UTC propose ainsi un parcours entrepreneur – Elite, un master  sur l’Entrepreneuriat & Innovation, un concours de labellisation pour rejoindre le centre d’innovation pour développer un projet. L’accompagnement par le centre d’innovation comporte un budget de 2000 euros, un tutorat et des accès privilégiés à des outils comme le Fablab, ou certaines unités d’enseignement travaillant de manière spécifique sur le projet. De même, l’UTC propose un  mineur  de formation « Intensive Entrepreneur Training »,  ainsi qu’une filière de spécialisation d’ingénieur portant sur le «  Management de Projets Innovants ». 

D’autre part, la proximité des laboratoires permettent aux étudiants de solliciter les chercheurs pour lever les verrous scientifiques et techniques de leur projet, cette collaboration pouvant conduire les chercheurs à s’investir dans le projet et à devenir partie prenante. Réciproquement, les étudiants peuvent découvrir les projets d’innovation des chercheurs pour en devenir les porteurs quand ces derniers désirent se consacrer à leur rôle d’expert scientifique. 

Le principe est que l’innovation doit pouvoir être accompagnée quelle que soit son porteur, son origine et sa nature. La formation, la recherche et l’innovation sont donc trois approches complémentaires qui s’articulent à chaque fois au cas par cas pour offrir la meilleure configuration. »


Quelle est la place des innovations portée par les étudiant dans l’écosystème de l’UTC ?

« L’écosystème de l’UTC se présente de manière locale ou élargie. Localement, l’objectif est de constituer un creuset à haute énergie positive où les idées naissantes trouvent les conditions favorables de leur accouchement : la maïeutique doit se pratiquer de différentes manières, la logique des idées permettant aussi la logique de projet. Que ce soit au niveau de la formation, de la recherche, de l’innovation et de leurs interactions, l’objectif est d’apporter la fluidité. Dans son écosystème élargi, l’UTC peut compter sur des partenaires comme la SATT Lutech pour prendre le relai de la maturation et du transfert, et de manière générale pour accompagner et conseiller les projets émergents.

Par conséquent, la vocation des innovations étudiants est bien de sortir de l’écosystème UTC, ce qui convient bien à notre mission de formation, puisque l’éducation, si l’on en suit l’étymologie, a pour but de mener au dehors, vers l’extérieur ; vers l’extérieur de soi, de son état premier, voire hors de sa rudesse ou sauvagerie première.

Bref, l’éducation à l’innovation serait donc d’accompagner les idées hors de leur prolifération première, les acteurs  au-delà de leurs projections initiales, de manière pouvoir affronter le monde socio-économique, qui n’est pas moins sauvage, il faut bien le reconnaître, et c’est ce qui reste la limite de notre intervention éducative.  »

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