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ARTISANUM, le retour d’un savoir-faire national historique

ARTISANUM, le retour d’un savoir-faire national historique

ARTISANUM, le retour d’un savoir-faire national historique

6 juillet 2018

Par : admin

Qui peut prétendre pouvoir reproduire la célèbre rivière de diamant qui accabla la reine Marie-Antoinette et qui inspira la plume d’Alexandre Dumas ?

Qui peut prétendre pouvoir confectionner de ses mains la fameuse petite robe noire de Coco Chanel ?

Joaillier, tailleur-modéliste, sellier, armurier, maréchal-ferrant … nombreux sont ces métiers qui font la richesse de notre patrimoine culturel français et dont les pratiques s’estompent au fil du temps.

 

Préserver pour transférer

Reproduire des chefs-d’œuvre de notre patrimoine culturel en s’inspirant des techniques de conception de l’époque est aujourd’hui possible, en mixant les connaissances scientifiques et historiques avec la technologie moderne.

Redonner vie à un savoir-faire artisanal presque oublié, c’est le défi de Romain Prévalet, chercheur au laboratoire Archéologie et Sciences de l’Antiquité (ArScAn) / CNRS  – UMR7041.

Avec son projet Artisanum, Romain Prévalet propose de valoriser le patrimoine immatériel des métiers d’art en s’appuyant sur des technologies de l’image et de l’informatique. En utilisant la réalité mixte, Artisanum joue le rôle d’atelier de médiation et de transmission, axé aussi bien sur l’approche pédagogique des données scientifiques découvertes, que sur l’approche pratique et expérimentale de l’application de ces savoirs. La technologie servira d’une part de support de stockage de la connaissance, pour la pérenniser, et d’autre part, de canal de transmission, pour la diffuser.

Le projet, qui peut avoir des applications touristiques, de formation ou de brand content, suscite déjà l’intérêt de plusieurs acteurs (organismes publics, entreprises, académies d’art, etc.).

 


L’EXPERTISE LUTECH

Le projet a été reçu suite à l’appel à projets “Tremplin SHS” lancé par le CVT Athena et 6 SATT dont la SATT Lutech en 2017.

Après analyse du projet, la Lutech a décidé en juin 2018 d’investir plusieurs dizaines de milliers d’euros pour son développement.

 


QUELQUES DONNÉES MARCHÉ

Le patrimoine culturel

Les objectifs du projet Artisanum correspondent à l’actualité, le patrimoine culturel étant au cœur des préoccupations politiques et sociales:

• 2018 est l’année européenne du patrimoine culturel

• En France, le patrimoine culturel représente 0,2% de l’économie française et il existe de nombreuses initiatives pour le mettre en valeur:

• En 2017, la stratégie pluriannuelle en faveur du patrimoine a été présentée par la ministre de la culture, avec notamment l’idée de lancer un appel à projets pour soutenir les initiatives en matière de réalité augmentée pour le patrimoine culturel

• Le Président de la République a confié une mission à Stéphane Bern pour recenser des sites patrimoniaux en danger (« Loto du patrimoine ») et proposer des solutions

• L’AMI « Culture patrimoine et numérique », dans le cadre des Investissements d’Avenir, vise à valoriser la culture et le patrimoine par le numérique

• En 2018, le premier ministre a confié à trois députés une mission pour la « préservation et le développement des métiers d’art et du patrimoine vivant »

La transition numérique

Dans le domaine culturel, les publics sont en attente de contenus interactifs, personnalisés, sortant des sentiers battus et à vocation pédagogique. Les réalités mixtes (i.e. les dispositifs de visualisations de contenu en 3D) peuvent permettre d’y répondre, avec des technologies de plus en plus adoptées par le marché et des marchés en croissance.

La valorisation des savoir-faire

Aujourd’hui, les consommateurs souhaitent en savoir davantage sur les produits qu’ils achètent : origine, procédés, savoir-faire. Dans le même temps, les grands groupes du luxe construisent leur légitimité (et leurs prix !) par la construction d’un imaginaire autour de leur image de marque qui s’appuie de plus en plus sur les savoir-faire.

Par ailleurs, il existe un déficit d’attractivité de ces métiers manuels auprès des jeunes. Les filières essaient d’attirer de nouvelles recrues dans des secteurs parfois en tension. Les outils numériques peuvent contribuer à cette attractivité.

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